11.08.2009
CAR TIME
A chaque fois que je m'imagine en train de conduire ça finit en massacre. Y'a pas cinq minutes, après avoir demandé à Mathias de pouvoir conduire sa voiture, je me voyais, ramenant tout le monde lors de l'enterrement de vie de garçon de guillaume, en train de me faire percuter par une caisse (Une ds allez savoir pourquoi). Je galérais, je tirais le frain à main au mauvais moment, je criais "Protégez-vous !", et nous volions dans un panneau qui s'effondrait sur nous comme une vieille bite molle. Un cauchemar éveillé.
Je ne peux pas conduire la nuit. J'ai peur de la route. De l'autoroute.
J'ai heurté des murs, des voitures, des trottoirs, des piquets, la caisse d'un pote sous ses yeux lors d'une moche marche arrière braquée un peu trop tôt, j'ai menti aux assurances et aux flics à chaque fois pour gratter l'assurance.
J'ai mis des vies en jeu, mais chaque fois je les ai ramenées à la cool. Alors qu'on attendait d'avoir bein picolé avant de sortir en boîte. Avant le coup du capitaine de soirée. Avant le coup du contrôle cannabique. Alors qu'on picolait encore avant d'aller en boîte pour se mettre en forme, et que des fois même là-bas, on y fumait encore. J'ai passé quelques phases la tête collées aux enceintes avec les gros Jack de Marcouille et Cox en train de bouriner mes tympans. Une fois je me suis fait choper par les videurs en train de rouler sur le dance-floor. Ils m'ont chopé comme un vieux matelas crade et m'ont descendu dans un hall où ils étaient sûrs qu'on pourrait se parler en face.
J'ai fini par attendre mes potes sur le parking. Le pire, c'est que j'y suis revenu deux ans après, et qu'ils ne m'ont pas laissé entrer parce que j'étais en basket.
Connards.
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