11.08.2009
CAR TIME
A chaque fois que je m'imagine en train de conduire ça finit en massacre. Y'a pas cinq minutes, après avoir demandé à Mathias de pouvoir conduire sa voiture, je me voyais, ramenant tout le monde lors de l'enterrement de vie de garçon de guillaume, en train de me faire percuter par une caisse (Une ds allez savoir pourquoi). Je galérais, je tirais le frain à main au mauvais moment, je criais "Protégez-vous !", et nous volions dans un panneau qui s'effondrait sur nous comme une vieille bite molle. Un cauchemar éveillé.
Je ne peux pas conduire la nuit. J'ai peur de la route. De l'autoroute.
J'ai heurté des murs, des voitures, des trottoirs, des piquets, la caisse d'un pote sous ses yeux lors d'une moche marche arrière braquée un peu trop tôt, j'ai menti aux assurances et aux flics à chaque fois pour gratter l'assurance.
J'ai mis des vies en jeu, mais chaque fois je les ai ramenées à la cool. Alors qu'on attendait d'avoir bein picolé avant de sortir en boîte. Avant le coup du capitaine de soirée. Avant le coup du contrôle cannabique. Alors qu'on picolait encore avant d'aller en boîte pour se mettre en forme, et que des fois même là-bas, on y fumait encore. J'ai passé quelques phases la tête collées aux enceintes avec les gros Jack de Marcouille et Cox en train de bouriner mes tympans. Une fois je me suis fait choper par les videurs en train de rouler sur le dance-floor. Ils m'ont chopé comme un vieux matelas crade et m'ont descendu dans un hall où ils étaient sûrs qu'on pourrait se parler en face.
J'ai fini par attendre mes potes sur le parking. Le pire, c'est que j'y suis revenu deux ans après, et qu'ils ne m'ont pas laissé entrer parce que j'étais en basket.
Connards.
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17.06.2009
Rien n'est pareil et rien ne change (7)
A force de voir nos vies trop courtes, on en oublie à quel point elles sont longues.
Combien parmi vous se souviennent tous les jours de leurs souvenirs d'enfance, de leurs premiers vents, de leurs premiers baisers, de leurs derniers échecs ? Rien n'est pareil et rien ne change.
On n'est jamais plus sûr de rien que lorsqu'on oublie que tout existe.
C'est facile d'oublier les beuveries, mais moins d'oublier une gueule de bois. Alors que...
C'est plus dur de croire que le passé ne se fige pas, que d'imaginer qu'un souvenir pourra durer toujours...
Belles phrases. Belles phrase, mon cul...
C'est rop facile d'appuyuer sur la touche "return" pour effacer la moindre connerie écrite, en se disant que "celle-là c'est vraiment trop nul". De ne pas assumer une pensée qui dérape grâce à la magie de la gomme automatique. Et du coup, d'oublier un truc qui peut-être aurait eu du mérite si on s'était repenché dessus quelques jours plus tard, sans mépris du moment où...
On se perd les enfants, on se perd. Mais qu'est-ce qu'on y gagne ?
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03.05.2009
machineman
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