amuse
Amuse-gueules, attrapes-nigauds, étiquettes collées
Aux basques d’un torrent au courant élastique.
La tribu de pêcheurs s’arrête dans la crique
Et vends à tours de bras la moisson de l’été.
Quand les passants s’arrachent les poissons d’argent
A grands coups de monnaies sonnantes et trébuchantes,
Les vagabonds délaissent les poches passantes
Se précipitent sur la chair de l’océan,
Et croquent vivement les écailles brillantes.
Point de sang, point de chutes, mais combien
De démence en la faim des hommes chiens…
Deux fusils se hérissent devant les visages pâles
Deux petits poins de sang mettent un point final
A l’attaque… Silence…et puis reprend la vente.
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