carreaux dénués
Carreaux dénués d’un temps. Cité flottant sur le
Vide d’un cil si long et si silencieux
Que le vent sourcilleux en devient tout timide.
Palpitations glacées suivies d’hémoglobine
En fusion. Pour qu’à jamais fanées les fleurs
S’abandonnent dans les bras d’un péril évanoui.
Tes haines t’étourdissent, explosent ta pudeur
Tirent les balles au bon gré de leur folie plastique
Jouets de pacotilles dont les tentacules
S’éclatent à fond la caisse en jouant la comédie.
Et si mes toiles brillaient pour te faire languir
Alors des filles vierges et des garçons timides
Porteraient le flambeau d’un passé élastique
Pour que tu crèves enfin sous les flammes du vide.
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