milliers de grains gris
Quelques petits milliers de grains gris s’agrippent
Au-dessous de ma peau tannée par les poursuites.
De plus en plus mes pieds me semblent en béton
Mais je fuis…
Je ne peux m’arrêter sans raison.
Mon ombre, elle, s’est stoppée depuis déjà longtemps.
Elle ne pouvait plus grandir, alors ils l’ont chopé
Et l’ont rendu heureuse. Moi j’ai continué :
Sans elle…
Je peux sourire, m’éloigner en courant,
D’ailleurs j’ai l’impression que depuis quelques temps
Je vais beaucoup plus vite. Je me retourne et vois…
Personne. Toujours personne.
Je fuis dans le vide.
Maintenant la fatigue rejoint les grains acides
Travaille, sape le moral de mes pieds. Un instant
Je m’arrête, respire…
A l’instant, je ne fuis pas.
La route est vide, et cernée d’autres routes…
Sans questions, je retourne, et tourne sur moi-même,
Jusqu’à tomber encore en criant que je t’aime,
Et encore me relever, et fuir, loin de mes doutes.
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